En 1969, l’Aérotrain Suburbain S44 a été construit en Alsace par la société De Dietrich située à Niederbronn les Bains.


Il était propulsé par un moteur électrique linéaire (LIM) fourni par MERLIN GERIN et sustenté par un système de coussins d’air (ventilateurs entrainés par un moteur V8 Chevrolet de 350 ch).


Une voie spéciale constituée d’un rail de guidage en Duralinox (matériau conducteur), avait été construite à Gometz la Ville, parallèlement à celle en béton des Aérotrains 01 et 02.


L’Aérotrain Suburbain S44 pouvait transporter 44 passagers à une vitesse de l’ordre de 200 km/h.
Un tel appareil était destiné à assurer des liaisons entre des villes proches voir contigües.
Lignée “sortie usine” (alu)


Lignée “présentation” (peinture)


A ce titre, l’Aérotrain S44 pouvait s’apparenter à un train de banlieue, la légèreté, la souplesse et la rapidité en plus.


Dans son concept, cet appareil préfigurait les véhicules qui auraient dû relier La Défense et Cergy.

Vue d’artiste d’un S44 évoluant sur la ligne La Défense – Cergy,
dans l’hypothèse où cette dernière aurait été véritablement construite.
(Milkomède, CC BY-SA 4.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0, via Wikimedia Commons)
Abandon


Incendie
Le 9 juillet 1991, l’émission de télévision «Combien ça coûte ?» a consacré un reportage à «l’affaire Aérotrain». Quelques jours plus tard, le 17 juillet, l’Aérotrain S44 a été mystérieusement incendié dans son hangar de Gometz la Ville.


Ferraillage
Une Association (ARSATI) pour la réhabilitation des Aérotrains se monte et récupère, le 6 janvier 1993, la carcasse du S44 pour être transportée dans l’enceinte des ateliers municipaux de la ville de Saran.


En février 1994, les membres de l’Association ont nettoyé le S44 et transporté l’appareil le 2 septembre 1994 dans un hangar de la base militaire d’Orléans-Bricy. Ce hangar, prêté par l’armée, devait servir d’atelier pour la rénovation esthétique du véhicule mais quelques semaines après l’installation, l’Association n’a plus eu le droit d’accéder au hangar.
N’ayant pas réussi non plus à créer le musée projeté sous la plateforme de retournement de Saran, l’Association finira par disparaître.

L’armée ayant quitté, quelques années plus tard, la base de Bricy, le hangar n’était plus gardé, le S44 y sera dépouillé et vandalisé pour finir complètement détruit puis ferraillé.