En 1968, débutait la construction d’un véhicule “grandeur nature” interurbain à la SECAN de Gennevilliers puis dans les entrepôts de l’UTA au Bourget.

Il pouvait transporter 80 passagers et se déplacer à une vitesse moyenne de 250 Km/h.

La sustentation était assurée par une turbine à gaz Turboméca Astazou de 500 ch entrainant des ventilateurs (air aspiré par les deux ouïes avant) via des renvois d’angle appelés boitiers “culotte” de par leur forme.

Les ouïes à l’avant du véhicule permettaient également une auto-sustentation durant les trajets à grande vitesse.

La propulsion était possible grâce à deux turbines à gaz Turboméca Turmo III E3 de 1300 ch de puissance unitaire, montées en tandem via des renvois d’angle pour entraîner une hélice carénée unique de 2.40m à pas variable fournie par RATIER-FIGEAC. Cet Aérotrain se nommera HC pour Hélice Carénée.

Le ralentissement était exécuté par l’inversion du pas de l’hélice (+45° / -45°) et le freinage “d’appoint” (à l’approche de la gare jusqu’au point d’arrêt total) par le pincement du rail verticale via un système à patins en bois mais aussi, de parachute en cas d’urgence.

Le véhicule pouvait entrer, sortir de son hangar et rejoindre le rail par ses propres moyens, il disposait pour cela de deux roues escamotables motorisées et directionnelles.

Il fut présenté à la presse dès sa sortie du hall de montage au Bourget le 7 Juillet 1969. (Maurice BERTHELOT, Ingénieur en chef, tenant ses documents de présentation)

Pendant ce temps, la construction de la ligne avance et 13 Septembre 1969, alors que le rail ne faisait que 9 Km, le véhicule sera hissé sur sa plateforme pour y atteindre déjà la vitesse de 250 Km/h.

Avec sa ligne futuriste et son fuselage rutilant, il incarne le futur des années 70 et sera baptisé “l’Orléans”

Caractéristique du véhicule : Cliquez ici

N/A