Prémisses

En février 1964, Jean BERTIN sollicite plusieurs entreprises, notamment GTM (Grands travaux de Marseille), banques Rivaud, Jutheau, Hispano-Suiza et Ratier, en vue de la conception d’un prototype et de la création d’une société dédiée.

Dès janvier 1964, un avant-projet d’Aérotrain expérimental est lancé, suivi, moins d’un an plus tard, par l’élaboration des dessins d’exécution.

A la suite de la création de la Société de l’Aérotrain en avril 1965, et parallèlement en collaboration avec la SNCF, Jean BERTIN recherche une voie désaffectée pouvant accueillir les essais.

Le 14 mai 1965, la société Bertin commande un premier véhicule expérimental, l’Aérotrain 01.

Le 30 juin 1965, l’administration des Domaines met à disposition un tronçon de ligne entre Gometz-le-Châtel et Limours, l’ancienne ligne Paris – Chartres part Gaillardon.

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Construction

Dès le 2 juillet 1965, GTM commence la construction du rail expérimental en T inversé de 6,7 km.

Après la présentation du projet à Georges POMPIDOU, l’État manifeste son intérêt pour le projet le 28 octobre 1965 en attribuant un financement remboursable de 3 millions de francs, sur un budget expérimental total de 5 millions de francs, par décision du Premier ministre et du ministre des Travaux publics et des Transports, avec le soutien de l’Aménagement du Territoire (CIAT).

Voici une vidéo montrant la construction de la voie en 1965 et 1966

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Mise en service et exploitation (en construction)

Le 13 décembre 1965, le premier prototype est livré et les premiers essais se déroulent dès le 29 décembre 1965 sur une portion encore inachevée du rail expérimental de Gometz-le-Châtel, mais déjà fonctionnelle. Lors de son premier essai officiel, le 29 décembre 1965, l’Aérotrain expérimental 01 a atteint la vitesse de 90 km/h, sur le seul kilomètre de voie disponible à ce moment-là. La vitesse de 200 km/h est atteinte au mois de février 1966.

Après une année d’expérimentation concluante et l’achèvement de la première phase du programme de tests, il a été décidé d’explorer les capacités de l’engin à des vitesses plus élevées. Afin d’y parvenir, l’Aérotrain a été équipé d’une fusée d’appoint SEPR de 1 200 kg de poussée, capable de libérer son énergie en dix secondes. Cette modification, mise en place avec des ajustements pour des raisons de sécurité, a permis à l’Aérotrain d’atteindre régulièrement des vitesses comprises entre 280 et 300 km/h.

Grace à la fusée d’appoint, l’Aérotrain 01 a établi un nouveau record de vitesse en atteignant 303 km/h en 1966. En 1967, l’Aérotrain est modifié pour établir un nouveau record. Son système de propulsion est remplacé par un turboréacteur Turbomeca Marboré, complété par deux fusées d’appoint, l’une de 1 200 kg de poussée pour le démarrage et l’autre de 500 kg pour maintenir la vitesse. Dans cette configuration, le 4 décembre 1967, l’Aérotrain 01, avec des modifications aérodynamiques, atteint une vitesse de 345 km/h sans rencontrer de difficultés techniques majeures.

En 1968, à la suite des essais concluants de l’Aérotrain expérimental, Jean CHAMANT, alors ministre des Transports, a officialisé un accord avec la Société de l’Aérotrain pour la construction d’un second véhicule expérimental, l’Aérotrain I80. Conçu pour transporter jusqu’à 80 passagers.

Parallèlement, les essais d’un 2e véhicule, l’Aérotrain 02, ont débuté en mai 1968, atteignant une vitesse de plus de 300 km/h lors des premières expérimentations. Le 22 janvier 1969, l’Aérotrain 02 a établi un record de vitesse de 422 km/h, grâce à l’ajout d’une fusée d’appoint générant une poussée de 500 kg.

En 1972, l’Aérotrain 01 a été temporairement modifié pour expérimenter un système de propulsion à roues pressées contre la voie centrale, entraînées par des moteurs hydrauliques. Le principe de propulsion à roues pressées repose sur deux brevets déposés par l’entreprise Bertin & Cie en 1962 et 1969. Pour ces tests, l’Aérotrain a été modifié, l’hélice a été retirée et l’arbre du moteur de propulsion a été utilisé pour entraîner un groupe hydraulique alimentant à l’avant, un ensemble de deux roues pressées, actionnées par des moteurs hydrauliques. Lors des essais du 9 novembre 1972, ce système a permis d’atteindre une vitesse de 157 km/h.

Entre 1965 et 1973, l’Aérotrain expérimental 01 a parcouru un total de 30 843 km et transporté 8 407 passagers lors de ses essais sur la seule voie de test disponible.

En 1974, l’Aérotrain 02 est également utilisé pour des expérimentations menées par d’autres entreprises, notamment par Sud-Aviation pour le développement des silencieux de l’avion de ligne supersonique Concorde ou pour la conception de tuyères de sortie ou encore de test de sonorité des réacteurs pour la SNECMA.

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Fin des essais et abandon

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Réhabilitation et nouveaux usages de la voie (en construction)

la voie verte, les balades, la fresque, les panneaux…

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