Association des Amis de l'Ingénieur Jean Bertin

mercredi 20 juin 2012

Le prototype 01

01_aerien.jpg En 1965, un prototype à l’échelle 1/2 de l’Aérotrain 01 est construit. Il peut embarquer quatre passagers, sa propulsion à hélice est assurée par un moteur d’avion Continental de 260 ch. Deux moteurs Renault Gordini assurent la sustentation et le guidage par un système de coussins d’air.

En 1966, une voie d’essais de 6,7 km de long est construite dans l’Essonne pour l’Aérotrain 01 entre Gometz-le-Châtel et Limours sur la plate-forme désaffectée de la ligne Paris-Chartres par Gallardon. L'Aérotrain 01 y circulera à plus de 200 km/h.

Le 14 novembre 1967, l’Aérotrain 01 atteint la vitesse record de 345 km/h ; il était équipé pour la circonstance d’un turboréacteur complété de deux fusées d’appoint à poudre.


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mardi 19 juin 2012

Le prototype 02


En 1967, l’Aérotrain 02 est construit par la Société d'Etudes et de Constructions Aéronaval (SECA) au Bourget. Mieux profilé que le précédent et propulsé par un réacteur JT12 de Pratt & Whitney, il atteint des vitesses plus élevées afin de pouvoir étudier le comportement du coussin d'air à haute vitesse et servira de banc d'essais pour les réacteurs issus de la SNECMA.

Il utilisera la voie d’essai de 6,7 km de long construite dans l’Essonne pour l’Aérotrain 01 entre Gometz-le-Châtel et Limours sur la plate-forme désaffectée de la ligne Paris-Chartres par Gallardon.

Le 22 janvier 1969, l’Aérotrain 02 atteint la vitesse record de 422 km/h sur la voie d’essais de Gometz-le-Châtel.

lundi 18 juin 2012

L'Aérotrain Interurbain I.80 - 250 (l'Orléans)

Hélice carénée à pas variable de 2.30m de diamètre fournie par RATIER-FIGEAC.

En 1968, débutait la construction d'un véhicule "vraie grandeur" interurbain. Il pouvait transporter 80 passagers et se déplacer à une vitesse moyenne de 250 Km/h. L'entretien des coussins d'air était assuré par une turbine à gaz Turboméca Astazou de 500 ch et la propulsion par deux turbines à gaz Turmo III C3, également de Turboméca, de 1300 ch de puissance unitaire, et montées en tandem pour entraîner une hélice carénée unique à pas variable fournie par RATIER-FIGEAC.

Il fut présenté à la presse dès sa sortie du hall de montage au Bourget le 7 Juillet 1969. Le 13 Septembre 1969, alors que le rail ne faisait que 9 Km, le véhicule atteignit déjà la vitesse de 250 Km/h.

L'Aérotrain Suburbain S-44

En 1969, l'Aérotrain Suburbain S-44 a été construit en Alsace par la société De Dietrich située à Niederbronn les Bains.
Il était propulsé par un moteur électrique linéaire (LIM) fourni par MERLIN GERIN et sustenté par un système de coussins d'air (compresseurs entrainés par un moteur V8 Chevrolet de 350 ch). Une voie spéciale constituée d'un rail de guidage en Duralinox (matériau conducteur), avait été construite à Gometz la Ville, parallèlement à celle en béton des Aérotrains 01 et 02.

L'Aérotrain Suburbain S-44 pouvait transporter 44 passagers à une vitesse de l'ordre de 200 km/h.
Un tel appareil était destiné à assurer des liaisons entre des villes proches voir contigües.

A ce titre, l'Aérotrain S-44 pouvait s'apparenter à un train de banlieue, la légèreté, la souplesse et la rapidité en plus.
Dans son concept, cet appareil préfigurait les véhicules qui auraient dû relier La Défense et Cergy.

dimanche 17 juin 2012

L'Aérotrain Urbain Tridim

Le Tridim est un Aérotrain construit par Bertin & Cie en 1973.
L'appareil, conçu par l'ingénieur Jean Bertin et son équipe, est orienté vers le transport en banlieue.
Le Tridim se déplace sur coussins d'air en se propulsant grâce à un système à crémaillère (roue dentée) afin de franchir de fortes pentes de 20%. De plus, il ne provoquait pas de nuisances sonores.
Fonctionnant à l'aide d'un système de comptage des dents de la crémaillère, préféré à l'électronique (non fiable à cette époque) comme moyen de repère sur la voie. Il sait donc où il se trouve en « comptant » le nombre de dents qu'il a parcourues depuis son arrêt.

Le Tridim est une version ultra-légère et totalement électrique de l’Aérotrain classique, destinée à s'adapter à l'environnement urbain et ses contraintes :

Espace : le Tridim se présente sous forme d'une petite cabine pouvant circuler en unités simples ou multiples (train de cabines) sur une voie dédiée, son insertion en ville se fait à la manière d'un monorail.

Heures de pointes et heures creuses : véhicule pouvant circuler en adaptabilité avec le trafic en unités multiples ou seul. Possibilité "d'appeler une cabine" à la manière d'un taxi.

Flexibilité : Son fonctionnement à la manière d'un ascenseur horizontal permet un point de départ et plusieurs arrivées possibles : il permet de casser le clivage classique des lignes prédéfinies et ouvre la perspective d'un trajet personnalisé ouvrant la desserte possible à des lieux isolés ou peu fréquentés.

Sa maniabilité et son aisance dans les pentes et tournants sont à l'origine de son nom car il se déplace dans les trois dimensions. (Tri-Dimensions --> TriDim)

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